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Je t'aime, toujours.

# Posté le lundi 11 mai 2009 15:27

Titre.

Titre.

J'ai rêvé cette conversation. Nous ne l'avons jamais eu. D'ailleurs, j'hallucine depuis le début. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Tout va bien. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Nous n'avons jamais eu cette conversation. Tout va bien.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:58

Quand je crève de froid dans un café pourri, je sais qu'il est grand temps pour moi de tomber amoureuse d'une chanson.

Quand je crève de froid dans un café pourri, je sais qu'il est grand temps pour moi de tomber amoureuse d'une chanson.
Un pétard entre deux doigts, dans cette petite chambre, on parle d'amour et de confiance. C'est une drôle de balance. J'm'étais promis, au fond, bien jurée, de ne plus jamais rien donner à personne. À personne. Mais ce n'est pas une personne.
Non, il n'est pas une personne. C'est Lui, avec qui je dors, avec qui je n'dors pas, avec qui je me réveille tard, mal au crâne-moche-pas-coiffé, avec qui je ris et je n'ris pas, celui avec qui je pleure, avec qui je pleure pas, avec qui je m'enfume, avec qui je divague un peu trop. Celui avec qui je me brosse les dents =). Ce Lui avec qui je me bats, parfois. Mais en règle générale, ça finit toujours pas trop mal.

Celui devant lequel je suis complètement à poil. Au propre comme au figuré. J'ai enlevé tout ce que j'avais. De ma petite culotte jusqu'à la moindre once de gêne. J'ai tout viré, jusqu'au plus petit reste de fierté. J'ai tout enlevé, putain, enlevé les airs de petite fille sûre d'elle, de fille à moitié hautaine, ironique et sarcastique.
J'ai même viré la peau par endroit, arraché le superflu, je suis juste là.
Putain. J'ai tellement gratté pour qu'il ne voit que moi, j'crois bien que mon coeur dépasse.
Je n'dis pas que personne avant lui n'avait fait connaissance avec mes seins de l'ordre de grandeur de micro-clémentines, mais jamais personne n'avait entrevu ne serait-ce qu'une seconde ma vérité nue. Et dans mes "Je t'aime" il y a tout ça désormais. Il y a tout ça.

Ce soir je dormirai seule et je déteste ça. Comme je déteste me réveiller sans le nez enfoui dans ses boucles brunes. Ce genre d'histoire qu'on trouve dans les bouquins. Mais là, c'est pas des mots. Pardon pour les jours où je suis méchante. Il sait combien je ne demande pardon sincèrement et avec conviction que très rarement. "Ca t'écorcherait la bouche de t'excuser ?" dixit Maman.

Le pétard crépite mais moi j'suis déjà loin, je l'sais, j'suis déjà trop loin. Je m'embarque dans une énième introspection, seulement c'est pas l'moment. C'est vraiment pas l'moment Hannah. Sinon dans cinq petites minutes, tu gerbes la violence, tu vomis le condensé de trucs à la con qui ont fait qu'on en arrive à s'engueuler pour une virgule mal placée. Limite.

Même la gamelle du chat est devenue un cendrier comme un autre. Je recycle.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 14:15

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 13:22

Jefferson Airplane - White Rabbit

Jefferson Airplane - White Rabbit

Avoir envie. Ne plus avoir envie. Choisir une vie. Des amis. Regretter. Omettre. Remettre. Penser. Penser à acheter. Ses amis, lui, sa vie. Non. Prendre à quelqu'un, donner à un autre, lui reprendre pour redonner. À Monsieur X. Et lui voler à nouveau. Permettre. Dire oui, non, peut-être.
Ne plus les supporter, ces pigeons affamés, qui rodent autour de lui comme s'il fût un trésor. Mais il est un trésor. Pauvres imbéciles, il est un trésor. Et d'entre tous les trésors, c'est le meilleur, le plus, le mieux, le moins ceci, le plus cela. Non mais de quoi je me mêle.
La jalousie étouffe l'amant et pourrit l'amoureuse. De l'intèrieur. Lui ronge les entrailles comme si elle était malade. Mais je l'suis, j'en suis malade, je reniais mais c'est une évidence. Mais j'ai tellement peur que j'en deviens complètement dingue. La pieuvre de doigts qui nous lie explore les draps.
Il fait ce qu'il veut, et moi je le suis. Je fais ce que je veux et il me suit. il a beau me jeter par terre parfois, je reviendrai toujours. J'ai beau le mordre au sang parfois, il reviendra toujours. Je le sais, il reviendra toujours, n'est-ce pas, qu'il reviendra ?
J'ai bouffé l'horloge, tic-tac dans le ventre de la mante. Tu as jeté mon dessin.

These are the armies of the tyrannized.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 15:15

Sia - Sunday

Sia - Sunday





# Posté le samedi 01 novembre 2008 15:28

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 08:39